Parfaitement dans le match depuis le départ, le duo Aymeric Chappellier – Pierre Leboucher s’est installé aux commandes de la flotte des Class40 de la 14e Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre depuis hier à la mi-journée, et a même doucement mais sûrement creusé l’écart sur ses poursuivants les plus proches.
Ce matin, le tandem Sam Goodchild – Fabien Delahaye, pointe en effet à 4,4 milles de son tableau arrière tandis que le gros du peloton est relégué à plusieurs dizaines de milles.

« On a pas trop mal tricoté et on est assez content de nous. On a réussi à exploiter les petites bascules de vent puis à jouer les bons petits décalages, et ainsi nous positionner au sud de Leyton et du reste de la flotte. On est dans une bonne veine. Pourvu que ça dure ! »

a déclaré le skipper d’AINA Enfance et Avenir qui confirme, pour l’heure, son statut de favori, mais qui ne perd pas de vue que la route est encore longue et que la situation actuelle n’est pas simple stratégiquement parlant.

« Il y a des choix importants à faire et on essaie de les repousser le plus tard possible, mais en fin de journée il faudra malgré tout que l’on décide de continuer de faire du sud ou de repartir dans l’ouest. Ce n’est pas facile de trancher car les choix que l’on va faire aujourd’hui auront une incidence sur ce qui se passera dans quatre ou cinq jours au niveau des Canaries où il risque de ne pas y avoir trop d’air. Dans ce contexte, il est donc urgent de prendre son temps alors avec Pierre, on regarde bien les fichiers et on essaie de distinguer les plus justes »

analyse le skipper Rochelais qui sait qu’une fois qu’une décision sera prise, il faudra l’assumer, sans trop de retour en arrière possible.

« La situation est assez instable et donc pas encore très claire. On sait que l’on va se prendre une dépression qui se situe, pour l’instant dans l’ouest des Açores, mais qui arrive sur nous. Derrière, soit on va essuyer une petite dép secondaire, soit un front, soit rien du tout. C’est pourquoi c’est si compliqué de prendre des décisions »

a ajouté Aymeric qui, pour l’heure, poursuit sa progression au louvoyage, dans un flux de sud-ouest d’une douzaine de nœuds.

« On va continuer de faire du près quasiment jusqu’à Madère : c’est moche ! (Rires) Ce qui est un peu désagréable, c’est qu’on se retrouve avec la mer pile poil de face mais à bord, tout est ok. No problemo, ça va impeccable ! »

a terminé Aymeric Chappellier