Comme l’avait espéré et annoncé Aymeric Chappellier il y a deux jours, lui et ses deux acolytes ont accentué leur avance ces derniers 48 heures, la portant ainsi de 31 à 72 milles sur leurs poursuivants les plus proches.

« On a un bon petit matelas, mais il ne faut cependant pas s’endormir dessus »

a commenté le skipper du Class40 aux couleurs de l’association AINA Enfance et Avenir ce vendredi à la mi-journée, toujours bien installé aux commandes de la flotte du Défi Atlantique.

« Bien sûr, on est content d’être là où est aujourd’hui plutôt que 50 milles derrière, mais on ne s’emballe pas pour autant. Aujourd’hui, la journée est assez tranquille. Il y a toujours une petite quinzaine de nœuds de vent. Le bateau glisse tout seul et ça avance pas mal. On en profite pour faire un peu de rangement, enlever les dernières sargasses qui traînent à bord et faire sécher nos affaires »

a commenté le navigateur Rochelais qui continue, pour l’heure, de faire route au portant, mais qui sait que la situation va se compliquer à partir de demain.

« Il va y avoir plein de petites bulles sans vent sur notre route. Ça va devenir foireux et il va falloir se démener pour passer dans le bon couloir en laissant le petit front qui arrive à la bonne distance. Notre objectif sera de faire un maximum de route dans le nord nord-est pour récupérer ensuite un flux de secteur Est puis repartir au près et ainsi franchir le dernier gros col avant l’arrivée »

a détaillé Aymeric dont les derniers fichiers laissent envisager une arrivée dans la soirée de lundi à Horta.

« Ça bouge encore beaucoup. On ne sait pas encore trop si on va finir avec 25 ou 35 nœuds de vent. En tous les cas, on est toujours à fond ! »

a assuré le skipper.