Si les premières heures de course du Défi Atlantique ont été marquées par le démâtage du bateau de Luke Berry, elles l’ont aussi été par la remarquable cadence imprimée par l’équipage d’AINA Enfance et Avenir. En tête depuis le départ, Aymeric Chappellier, Rodrigue Cabaz et Eric Quesnel ont ainsi réussi à augmenter doucement mais sûrement leur avance pour la porter, ce lundi après-midi, à plus de 27 milles sur leurs poursuivants les plus proches.

« On est assez content. Les quatre milles d’avance qu’on a réussi à prendre lors du parcours spectacle nous ont permis d’éviter un ou deux grains ensuite, et donc de rester bloqués comme les autres »

a commenté le skipper Rochelais qui n’a toutefois pas ménagé ses efforts ces dernières 48 heures.

« On s’est vraiment démené pour faire avancer le bateau. On n’a notamment pas lésiné sur les manœuvres et en particulier sur les changements de voiles. On est toujours dans le même état d’esprit mais on reste aussi vigilant car le matériel est mis à rude épreuve. En clair, on attaque mais on reste prudent en checkant régulièrement le bateau »

a expliqué Aymeric, alors propulsé par un régime d’ouest soufflant à 20 nœuds, et jusqu’à 25-26 nœuds sous les grains.

« Ce n’est pas trop violent mais à bord, ça penche et mouille pas mal. Dans 24-36 heures, le vent devrait adonner. On en profitera alors pour faire du séchage et du rinçage avant de relancer au portant dans du vent assez fort. Dans les jours qui viennent, on sait qu’il va y avoir des passages à niveaux et que tout ce qui est pris maintenant ne sera plus à prendre ensuite »

a terminé Aymeric Chappellier.