Un mois presque jour pour jour après sa deuxième place dans la RORC Caribbean 600, Aymeric Chappellier s’apprête à rempiler pour un tour. Ce samedi à 16 heures (heure de Paris), le skipper du Class40 aux couleurs de l’association d’AINA Enfance et Avenir s’alignera, en effet, au départ du Défi Atlantique, une traversée de l’Atlantique d’ouest en est qui se jouera en deux temps, entre Pointe-à-Pitre et La Rochelle, avec une escale aux Açores. Son objectif – partagé par ses équipiers, Rodrigue Cabaz et Éric Quesnel – est clair : il s’agit d’aller décrocher la victoire et ainsi en terminer avec cette drôle de série des deuxièmes places qui lui colle à la peau depuis la Route du Rhum – Destination Guadeloupe.
Après avoir effectué la traversée de l’Atlantique entre la Bretagne et la Guadeloupe en novembre dernier dans le cadre de la mythique Route du Rhum, Aymeric Chappellier et onze autres marins de la Class40 se préparent désormais à faire leur retour en Europe à l’occasion du Défi Atlantique. Points importants toutefois, cette fois les navigateurs vont en découdre en équipage (de deux à quatre personnes) sur un parcours entre Pointe-à-Pitre et La Rochelle, scindés en deux tronçons de 2200 et 1200 milles, un redépart étant prévu à Horta le 8 avril prochain.

« Le tracé est intéressant car il peut s’y passer plein de choses »

assure le skipper d’AINA Enfance et Avenir qui a choisi d’embarquer Rodrigue Cabaz, son fidèle préparateur, et Éric Quesnel membre du team de Jérémie Beyou avec qui il a, par le passé, régaté sur les plus belles courses telles que la Sydney – Hobart ou la Fastnet Race à bord de Teasing Machine d’Éric de Turckheim.

« L’idée, c’est d’aller chercher la première place car je n’ai clairement pas envie de finir deuxième encore une fois »

relate Aymeric, récent deuxième de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe et de la ROCR Caribbean 600 qui ne compte évidemment pas jouer les Raymond Poulidor de la voile et qui, en plus de ça, espère bien s’imposer à « la maison ».

« Décrocher la victoire à domicile, ce serait évidemment super et pour y parvenir, on va tâcher d’être bon sur l’eau, de bien naviguer ou, en tous les cas, de faire moins d’erreurs que les autres »

souligne le Rochelais, évoquant cependant le joli plateau de la course.
Du beau match en perspective

« Encore une fois, le niveau de la compétition est très bon. Sur ce Défi Atlantique, on retrouve beaucoup de copains avec lesquels on se bat régulièrement comme Luke Berry, Pablo Santurde, Pietro Luciani ou Antoine Carpentier. Kito de Pavant et Alex Pella seront eux aussi assurément des gros clients, sans oublier Arthur Le Vaillant ou Loïc Féquet qui ont également de bons bateaux »

note Aymeric qui s’attend à du beau match et à de la régate au contact.

« Il va être important de soigner ses trajectoires et avoir confiance en la machine pour attaquer dans le vent fort »

avance le marin qui est arrivé en Guadeloupe dimanche dernier, et qui termine de réparer les petits bobos rencontrés sur la RORC Caribbean 600 afin d’être fin prêt ce samedi à 16 heures (11 heures à Pointe-à-Pitre) pour le grand départ, sans oublier de décortiquer les fichiers météo.

« Pour l’instant, la situation est un peu bizarre car l’anticyclone des Açores n’est pas hyper bien installé, les alizés ne sont pas super puissants et il y a pas mal de petites dépressions qui trainent au sud. Mais bon… on sait que ça va évoluer dans les jours qui viennent »

termine Aymeric Chappellier qui estime à entre 8 et 10 jours le temps qu’il faudra pour rallier les Açores. L’archipel portugais qui lui réussit plutôt bien en général, en témoignent son sans-faute dans Les Sables – Les Açores – Les Sables 2012 en Mini 6.50 ou sa victoire d’étape dans Les Sables – Horta – Les Sables en Class40 en 2017.